• T O U T E L' H I S T O I R E • |
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PARADOXALITE INOPINÉE Étonnamment, c'est depuis que la technologie
est la plus aboutie dans sa sophistication que la créativité est
la plus faible.
DECULTURATION : vaste programme !
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DISPO. Si chacun avait assez de vigilance pour réagir,
en toute circonstance, selon une ligne de conduite cooptée de façon
suffisamment consensuelle, en connaissance de causes et d'effets, la vie
en société serait davantage apte à se prévaloir
d'une notion de progrès. Non seulement un artiste travaille, comme un cuisinier, en apportant la même attention à toute les étapes, allant de l'inspiration à la diffusion, inquiet de la dégustation, mais en plus il se trouve qu'il est généralement en train de faire ce que personne ne fera à sa place. Le moindre est en vogue. Il peut devancer le main-stream, infléchir la tendance, lâcher prise dans la cordée, mais ne peut rivaliser avec le gigantisme. (Cf. les blockbusters que sont Shrek ou l'Age de Glace etc. - dont les produits dérivés constituent une authentique industrie, mais sans répercussions notables dans ce champ spécifique qui a pourtant catalysé leur genèse ... "Dérivé" porte bien son nom. C'est une récupération exogène ...)
L'autre raison étant sans doute une "démocratisation" outrancière, permise par le Net, où chacun peut se prétendre auteur et réalisateur de vidéo. Sans le consentement (après apprentissage) et la stimulation de ses pairs, ni forcément l'approbation d'un public (éclairé - pas uniquement adepte du sensationnel). Le comble étant, par lui-même, le nouveau canon. [ - mode ironie on - ] Le Must en vidéo. A la fois nouvel académisme et suffrage populaire ... [ mode off ] * Les autoportraits ultra-complaisants, et
les pitreries les plus pitoyables, assumées - ne citons pas
de noms - , avoisinant avec le glauque, hélas usuel, et la
délectation du sordide, (ou du morbide), dans une violente surenchère,
qui n'a d'autre véritable raison d'être que le peu de
cas que la société accorde aux authentiques auteurs (les seuls capables de bien improviser, avec leurs dons ; mais aussi leurs
volontés déontologiques, en amont) ... tout comme le
peu de respect que le marché offre aux spectateurs éventuels. * Sans parler de la trivialité minimaliste, qui constitue maintenant un fort pourcentage de ce qui est proposé sur le marché du DVD (tandis que le CD-Rom s'imposa longtemps une caution culturelle, avant d'être supplanté, en rase campagne) ; quand ce n'est pas purement et simplement un recyclage de l'ouvrage cinématographique !
J'agace / Jackass A ce
sujet, dans la perpétuelle volonté de promouvoir
commercialement les technologies, sans état d'âme, et sans
souci de privilégier la culture, [c'est-à-dire ce qui lie
les acquis aux progrès, sur la bêtise] on ne peut que
déplorer la coupable indulgence des adultes (et des
médias, pourtant marginalisés par le
phénomène) qui a été accordée au
phénomène Jackass chez les teenagers - (cette folie qui
consistait à s'échanger des images, filmées au
portable, de ce que l'esprit humain peut envisager de plus
débile ! ... Et puis, de suffisamment violent, l'escalade
dans la connerie allant plus vite que la vitesse de la lumière
...) Le degré 0 de
la création, le top de la déculturation !
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N'oublions pas tout de même, que, de la même façon que la télévision ne pardonne pas le manque de sincérité (à l'écran "ça ne passe pas"), puisque cet immense outil qu'est internet est un formidable “ révélateur de connerie” (y compris pour soi-même ... on nous l'a assuré) par la mise en abîme permanente, les effets de miroir irrépressibles, on peut rêver que cette connerie soit, à moyen terme, en voie d'extinction dans les comportements de l'humanité ! | |||||
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