« bien-pensance »

bien-pensance : Néologisme qui tente de faire croire que la pensée collective est dérisoire, antipathique, et que la fusion des idées serait du domaine du passé ...
Ce barbarisme désigne maintenant une opinion adverse, suffisamment bien répandue pour être évoquée sans la qualifier, sans avoir à argumenter sur les fondamentaux. Cela en sous-entendant que le lavage de cerveau est commun, et en laissant entendre que le conditionnement usuel (inévitable avec la technologie actuelle *) serait plus enclin à phagocyter les esprits, qu'à induire des comportements (consuméristes la plupart du temps).
Alors que cela fait longtemps que l'esprit a déserté le process décisionnaire ; la culture entrepreunariale étant largement dominante dans le schéma mental basique de tout un chacun.

Raisonnement donc "déplacé" ... Dans les deux sens du termes : "déplacé" depuis un conditionneur vers un conditionné ; "déplacé" parce que inadapté à la logique des railleurs ...

bien-pensance, autrefois plutôt puritaine et "bourgeoise", et moquée par les rebelles anticléricaux d'en face. Selon le principe “ celui qui le dit, c'est celui qui y est ! ”, ce sont maintenant les conservateurs réactionnaires qui utilise ce terme pour ironiser sur les idées des gens "à gauche".

Socio-catho caritative donc, l'expression brasse large, puisque, qui plus est, dans l'univers fractal où nous vivons, chaque conscience est à l'image de la conscience commune, peu ou prou dégrossie.

Mais il existe aussi un état d'alerte, une attitude parfois qualifiée de "Rock 'n' Roll", quand ce n'est pas "Zen", qui traduit une forme de bien-pensance positive (puisque particulièrement adaptée, pour une bonne réactivité de l'individu). Le "bien pensé" serait alors, la pensée ad hoc : l'adéquation du corps, de l'esprit, et de l'âme au comportement, indépendamment des aléas conjoncturels ...

* reflexe conditionné : donner de la nourriture quand on voit l'interrupteur s'allumer. Allumer le "tube cathodique" à chaque fois qu'on apporte la nourriture... Au final on salive rien qu'en voyant l'interrupteur, qui, métaboliquement EST la nourriture, pour le chien de Pavlov.
Le fait est remplacé par sa représentation. L'identité par son symbole (ou, de plus en plus souvent, par son représentant).
Et au sentiment se substitue l'information.

Pourquoi croyez-vous donc que les "messes" des JT soient répétées systématiquement aux heures des repas, depuis si longtemps ? (Comme au "mess des officiers" on capte une audience disponible, mais dans le cas du JT ce n'est pas sans influence, et cela même plus de façon "subliminale" !)

Le saviez-vous ? Le générique du journal de TF1 (en ce début de 21e siècle) est quasi note pour note, la musique "des Dents de la Mer" (film de Spielberg où un requin attaque les usagers d'une plage ... sonore, en l'occurrence) , en pire ! (les arrangements sont plus "convaincants" encore ...)
Anxiogène, et propice à la sidération.

Inversement, la représentation symbolique peut facilement être amenée à remplacer le fait.
Au comportement, se substitue le miroir de l'opinion.
On "soutient" une équipe de sportifs, depuis son canapé. On prend position chez soi, politiquement, sans aucune incidence sur le comportement quotidien. Pendant que la midinette voue un amour secret au héros du téléfilm ...Etc.

Plus personne n'est dupe du conditionnement voulu par la pub. Mais le fait demeure. Et les critères socio-valorisants, gastriques, ou libidineux, sont installés. Définitivement, semble-t-il.

On distingue le "lavage de cerveau", venu de extérieur (exemples : matraquage d'images xenophobes ou assimilées, redondance sur le péril lié au saut dans l'inconnu, martellement du nom d'un élu "providentiel" Etc.) ; et la programmation intime (presque sado-maso) auto-sollicitée. (Exemple : En septembre, on se repasse le "tube de l'été", même ringard, pour se faire du bien en se faisant du mal ... A moins que ça ne soit le contraire ... )

La bienpensance a longtemps désigné un discours un rien sirupeux, plein de bondieuseries pré-établies, mais même pas superstitieux, puisque ne présentant aucune implication apparente dans les actes de ceux qui l'expriment.
(Le meilleur exemple, sur plusieurs années, est peut être ce président américain, fils de président américain, qui introduisit la prière dans les réunions de la Maison Blanche tout en mettant - en s'appuyant lourdement sur des mensonges incroyables dès le départ, mais fortement médiatisés - son pays dans le bourbier d'une guerre insensée, censée promouvoir la démocratie, en un éclair.)

Autrefois synonyme de bonne éducation, la bien-pensance aujourd'hui, c'est ce que pense les lobbies.
Enfin, plutôt un mélange de lobbies inextriqués, un mixage sans sentiment, un mariage forcé, en perpétuelle lutte d'intérêts.

Les plus fameux (juif, redneck, chinois, communiste, xeno-KKK, BCBG, évangélistes, musulmanistes, pêcheurs à la ligne etc.) se voient augmentés d'organisations puissantes désireuses de s'étaler au grand jour (OGM, BTP, CAC40 etc.) et de groupuscules officiant habituellement dans les moeurs, assoiffés de reconnaissance ...

(On a tendance à oublier que dans le mot "homosexuel" il y a sexuel : une pratique convertie en philosophie sociale : voilà une bienpensance qui n'était pas gagnée d'avance. Le problème c'est que comme toute les bienpensances, le lobby homo aimerait devenir hégémonique, et qu'il tourne sectaire avec ses manières. Banalisant la déviance, normalisant la difficulté. Même là où on ne l'attend pas.)

Si la "bien-pensance" est une dominante de la pensée, pour mieux la cerner il suffit de jauger la production audiovisuelle de ces dernières années.
On y voit un crime (ou une maladie), et un ou plusieurs individus chargés d'élucider l'affaire. Également on note que cette aventure, narrée avec plus ou moins de virtuosité, cède de plus en plus le pas à la violence (le genre "film d'action" finit par se contrefoutre du récit ; le "gore" et le "porno" également ... Ce qui fait qu'il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent.)

Le genre" policier", qui fut à l'origine une révolution dans la littérature, tourne maintenant à vide, emporté par son élan, en roue libre, tout comme les comédies qui ne s'embarrassent plus de varier leur palette. (Des "one-man-shows" minimalistes - des monologues, en fait - suffisent à entretenir le marché du DVD ; tout comme les "petites phrases" suffisent à simuler l'agora politique ...)

Ce qui traduit la mentalité, voire la spiritualité d'une époque, c'est la création (artistique - oublions les éphémères plateaux télévisés, qui n'ont jamais influencé qui que ce soit véritablement, avec leur joutes de bienpensances récurrentes, et guère variées dans leur approche des consciences ... La règle étant "c'est le dernier qui a parlé qui a raison" : le seul objectif de ces prises de paroles étant d'avoir, coûte que coûte, raison.)

La bienpensance de demain, on peut la discerner aussi dans la thématique des consoles de jeux , contenants offerts sans regarder aucunement les contenus, à une jeunesse sacrifiée sur l'hôtel de la paresse intellectuelle. "Blank Generation".

Car la bienpensance est obnubilée par le profit, elle aussi. Et le création est devenue une industrie démoniaque, avec ses codes impératifs, ses valeurs corrosives, et, comme à l'accoutumé, son manque total d'esprit novateur. L'invention y fait faux-bond.

La bienpensance, c'est de trouver normal cet encombrement des consciences, au détriment d'autres ressorts narratifs. Au détriment d'une exploration des sentiments (l'art a-t-il une autre fonction que de tirer les émotions vers les sentiments ?) en décourageant tout élan collectif. En faisant l'impasse, au bout du compte, sur les idéaux.

°°°°°

— La Palette Politique —

Le capitalisme est une forme de constipation, (les ressources, comme les publics, sont captifs) ; une camisole ourlée de profusion informative distrayante, noyant le poisson, par une logghorée (diarrhée verbale). ("Trop d'info tue l'info" : où le manque de compassion dans le propos, se trouve abusivement érigé en institution)

Le socialo-communisme est une obsession économique marchant sur les même plates-bandes, mais avec l'utopie en bandoulière : un voeu pieux, tant que le modèle pyramidale restera de mise. Une salamandre qui se mord la queue ... Un grand besoin d'être plus synthétique, et plus pratique ! (Ce qui ne signifie pas tomber dans le pragmatisme de la realpolitik).

Le militantisme dit "du Centre" constitue quant à lui le signe post-annonciateur d'une aigreur dévastatrice. C'est un ulcère fluctuant au gré des connivences : Il n'a ni dessus, ni dessous. Ou alors il peut s'agir d'un champ neutre, intégrant l'aléatoire (avec un cousinage pré-établi avec l'anarchie ... ou le shamanisme.)

La politique devrait être gérée comme le Loto, mais sans les lots.
Juste "pour faire beau". Avec des artistes, des pros.


Le "bien-penser" se doit de n'être qu'une étape, une sortie de l'approximation, soutenant "moralement" l'improvisation ...
Le "bien pensé" ne saurait être vérifié par la seule pensée ... en la matière à la fois "juge et partie".
La bien-pensance n'est vérifiable qu'à posteriori !
Puisqu'il s'agit d'un prisme à l'effet loupe, qui n'a d'utilité qu'en corrélation avec le sensible (cf. "imprégnation"), et en adéquation avec le comportemental (cf. le "lâcher prise")

MEDITATION-CONTEMPLATION / CONCENTRATION / ACTION — ad lib

 


logique rhétorique 1,2,3 :

 

On a constaté que les seuls à utiliser l'expression "bien-pensance" {o/p} , le font uniquement pour désigner ce qu'ils jugent inexact ou fallacieux {n/p} à l'extérieur de leur système logique.

Appréhension de la motivation / Mise à plat contextualisée.

Avec en option :
{o/pp} = correction non dite
{n/pp} = négation non affirmée
poésie = {on/p}

Alors de 2 choses l'une :

1/ Soit ils constituent résolument une "mal-pensance" opposée (et intériorisée, en anti-phrase) : {n/p} avec 2 objectifs possibles :

a) dire {o/p} pour entendre {n/p} En incluant l'alternative :

- {n/p} dehors => sous-entendu {o/p} dedans
- {n/p} dehors => schizophrénie + (poésie {on/p} éventuellement - Gore, plus probablement)

b) Assumer son inadéquation : {n/p} dedans <—> {o/pp} dehors

- {n/pp} considérée comme un ultime recours (cf. Loi de la Jungle) avec retenue à la clef.
- {o/pp} surréaliste {on/p} (improbabilité à ce jour) (cf. Mecanique Quantique & Chaos)

2/ Soit ils suggèrent une autre "bien-pensance" : {o/p} dehors et dedans

a) {o/p} dehors après démonstration (avec induction de champs morphogéniques - travaux en cours d'attente)
b) {o/p} ni dehors ni dedans, mais {n/p} assénée comme une évidence (avec {o/pp} + {n/pp} en continu - Stock bientôt épuisé).

 

 

explications :

 

 

— L'Homme-Tronc Tronqué —

(Ni queue, ni tête, mais grosse panse)

 

C'est assez curieux de constater que les seuls qui utilisent usuellement l'expression "bien-pensance", le font pour désigner ce qu'ils considèrent précisément comme "pensé de travers" ... Pour montrer du doigt ce qu'ils jugent inadéquat. "Impropre à la consommation."

(Et d'ailleurs, à chaque fois que j'entends cette locution, j'ai tendance à me sentir visé, je me demande bien pourquoi ... Alors puisque mon téléviseur, ou ma radio, tout comme mon ordinateur, quand ce n'est pas le journal, mettent tous si souvent en doute la justesse de mon jugement, [si ce n'est la pertinence de ma moralité], essayons d'avoir un maximum de rigueur, comme ça, une fois, pour voir ...)

Ainsi, de deux choses l'une :

1/ Soit ils incarnent résolument une "mal-pensance", faisant contre-point ; et alors, dans ce cas, se présente une alternative en ce qui les concerne :

  • a) Ils affichent leur porte-à-faux péjoratif (les "bien-pensants" furent longtemps des catholiques conservateurs : l'astuce, ici, c'est, pour les anciens "réactionnaires", de se venger en reportant la condescendance sur les idéalistes du camp adverse), sans doute pour qu'on leur dise :
     - « C'est vous qui avez raison, vous pensez bien : finalement le "bien-pensant" est "mal-pensant", et réciproquement. » Inversement, bien sûr, le "mal pas-pensé" serait le "bien pas-pensé" ... (!)
—> Un effet miroir, avec danger de "mise en abîme" ... Vertige sidérant ("ça démarre fort !")
Profit tiré de l'absence de repères. Tout en divisant pour régner.

     - Ou encore éventuellement, pour entendre : « Mais non, je n'ai pas dit ça ; vous n'êtes pas si "maléfiques" que ça ! Ce serait grotesque de croire que vous puissiez à ce point être au faite de la nuisance ... »
—> Une sorte d'absolution, par défaut ... ("Le Bon Dieu sans confession") qui conduit à la normalité de l'innommable. (Avec, par accumulation, des salissures dans la remise, des nettoyages inexistants dans l'inconscient collectif : la réserve d'images en chacun est cheap, devient bas-de-gamme, limite gore). Le fameux "supplément d'âme" brille par son absence : on en a fait l'économie. A quoi bon ? Puisque la confession permettrait de s'absoudre, une fois la récolte engrangée ; si demande il y a.
Mais l'abus de paroxysme rend supportable le médiocre hégémonique.
  • b)  Individuellement, ils sont inspirés par leur "mal-pensance" dogmatique. (Liée le plus souvent à des cultes très egocentrés : le pouvoir des réseaux, (maffieux ou résistants), l'influence des éminences grises, et surtout la montée en puissance de l'inertie institutionnalisée lorsqu'elle est livrée à elle-même, semblent leur être étrangers.
    (Ils seraient de ceux qui pensent que le Fürher fut un visionnaire, un homme volontaire, alors qu'il ne fut qu'une marionnette dans les mains de l'industrie naissante ; qui devait une bonne part de son interface visuelle de prétendu "guide" à Mussolini ; et qui bénificia de la faveur d'un cursus démocratiquement ascendant, par la complicité d'affairistes du monde entier.
    - Rappelons que, pendant que Papa Kennedy se battait au front contre "les allemands", Papy Kennedy - le grand-père des playboys assassinés - continuait de faire le banquier pour la gouvernance germanique ... Simultanément ! À ce stade, la "mal-pensance" peut se montrer, avec le recul de l'Histoire, comme "schizophrènique" ...)

{ N.B. Une pensée organisée à des fins politiques s'intitule une idéologie, mais ce terme est trop connoté pour nos "temps modernes", (comme dirait Chaplin). Alors va pour une "bien-pensance-qui-ne-serait-pas-bien-pensée", mais dont la "pensée unique" ne manquerait pas de créer des divisions !).

Dans le meilleur des cas, ils assument le prisme de leurs interférences assidues, (les éclairs zébrant les nébuleuses, imprévisibles, mais pourtant indéfectiblement sensibles au rendez-vous incertain), en proie aux contradictions intérieures, dans un manichéisme qui se délite ; et par là, exposent leur vulnérabilité, avouent leur imperfection.
Le dépassement du manichéisme, illustré par le Taoisme (par exemple), va vers un élargissement de la conscience, (subséquemment à une diffraction initiale, à l'occasion, mais qui ne saurait perdurer : l'harmonie des contraires n'implique aucunement leur mixage).

Auquel cas leur opinion globale, (y compris celle dénigrant ce qui est soit-disant "bien-pensant") n'a pas plus de cohérence, partageable, que les indices différentiels (non "durables", comme on dit maintenant, plutôt goulûment ) ésotériques dont ils se nourrissent. Cela pour échafauder une simili-ligne de conduite, pétrie d'approximation :

      - à partir de bases doctrinales axées sur "le mal" (sur une certaine froideur non compassionnelle, pour le moins) hypothétiquement envisagée, en dernier recours ... (Ex. : la "faute utile", au foot-ball, reste pensable dans la théorie ; au tennis, elle est acquise).

     - à partir de bases prosélytes axées sur un mal-penser volontaire (inutile, mais conforme au vénéré Portnawak). Une déstructuration plus proche de la poésie surréaliste que de ce à quoi nous a habitué le (néo)libéralisme (hypothèse par conséquent à écarter).


2/ Soit ils incarnent une autre "bien-pensance", suggérée en filigrane :

  • a)  Avec d'autres valeurs, érigées en système théorique, propice à des applications pratiques vérifiables au quotidien. Universellement portable : un standard non improvisé.

Ce qui expliquerait leur ironie récurrente vis à vis d'une pensée idéologique autre (généralement dessinée à l'emporte-pièce, unilatéralement), qu'ils jugent adverse.
(Tandis que le moment est venu de passer à l'acte. Alors que l'heure est au pragmatisme, au dépatouillage dans l'urgence, loin des crypto-idéologies désuètes : les néolibéraux ont deux trains de retard dans la lutte idéologique : ils arrivent après la bataille. Parce que leur goût affirmé de la liberté les a longtemps dissuadé de pratiquer dans le subliminal ... Et c'est tout à leur honneur [perdu ?] ...)
Une lutte qui, de toute façon, aurait cessé faute de combattants (en état marche, en état de miser sur de la pure "propaganda", en état de choc) - Puisque désormais la loi du plus fort suffit. On ne cherche plus à convaincre, on se contente de brouiller les messages. Ou de censurer. CQNFSPD  ["Ce Qu'il Ne Fallait Surtout Pas Démontrer"]

  • b)  À moins qu'ils ne se soucient pas du tout de "bien penser" (c'est-à-dire de penser correctement) ; et si ce n'est pas le cas, ils se dispensent de le prouver (en explicitant par exemple leurs valeurs positives, {les sources et les projets, compte tenu de la situation actuelle} - au lieu de démolir inlassablement autour d'eux, en gardant une posture cynique.
    Ils imposent bon an mal an un nouveau genre de fatalisme, dynamique et de bon aloi ; mais si tributaire des ciels de traînes financiers ...
Pour tenter de convertir, ou en tout cas d'embrigader, il est préférable (condition nécessaire et suffisante : la cohérence) de disposer de quelque chose de transmissible immédiatement. L'ultralibéralisme serait bien en mal de produire une idéologie digne de ce nom. Le communisme également : il demeure indigne de son idéal. La duplicité de leur opposition fait le lit des fanatismes religieux ou matérialistes. L'enthousiasme leur fait défaut, car ils ne savent pas traverser les siècles en évoluant favorablement pour le plus grand nombre. (Scientisme et favoritisme, sont leurs talons d'Achile.)

N.B. L'endoctrinement est la première étape vers l'idéologie, en passant par le dogme. (Ce dernier est commun aux religions et aux partis politiques, qui ont longtemps fait bon ménage, avant que l'individu, converti à la laïcité, ne les délaisse pour se tourner vers une spiritualité débridée et une socialisation empirique, basée sur des coordinations indépendantes).
Ce cursus constitue une perversion, (relevée ; et sanctionnée, plus souvent qu'à son tour), de l'idéal collectif qui pousse l'individu à se mettre de temps à autre à l'écart du matérialisme ...
L'individualisme instrumentalisé a foutu un tel bordel que l'anarchie s'est mondialisée, des plus hautes instances (où les ressources se volatilisent parfois), jusqu'au plus petit des citoyens, (avec sa console de jeu, alimentée par l'inimaginable aux yeux des parents ...)

Techniques de communications (usant intelligiblement de l'art et de la science - cf. Eisenstein, théoricien et artisan, qui disposait d'un chemin de fer, pour faire ses films), explorées de fond en comble par le communisme, avant d'être abandonnées parce que trop voyantes ... Et simultanément s'exerçant sur un terrain délaissé par "l'opinion", parce que sans surprise, à "l'ère de la communication" ! (cf. L'Ere du Verseau, qui a un début et une fin). Même le "story-telling" ne fonctionne plus ... C'est dire !

Oui, c'est assez curieux de constater que les seuls qui usent de l'expression "bien-pensance" (systématiquement, depuis quelques temps, et toujours qui se disent "de droite"), l'utilisent pour désigner ce qu' ils considèrent précisément comme inadéquat (puisque qualifié "de gauche" invariablement).

(Comme je dis souvent : la propagande a au moins le mérite de ne pas prendre les gens pour ce qu'ils ne sont pas encore ...)

Autrement (l'Autre/Ment) :

De l'usage de la pensée comme un outil d'édification concrète
(c'est-à-dire à bon escient, suivant un choix, possible, clairement énoncé, et finalement déterminé).

(d'après Rupert Sheldrake - qui prolonge agréablement Descartes. À suivre ...)

Une bien-pensance en devenir : La conscience limitée à une sphère intérieure se rend inapte à la croissance.

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« Plus on est nombreux à penser et agir dans un certain sens, plus cela devient une possibilité accessible à tous : ce qui fonde une approche intérieure de la politique, et explique de nombreux mystères, dont la force du rituel. » (Nouvelles Clefs N° 58)

Le bonheur est facile ; la paix généralisable.

(A condition de ne plus penser à rebours, mais en projetant une induction, même minime, mais en toute connaissance de cause.)



Un exercice simple : Comment expliquer que l'on puisse sentir un regard posé dans son dos ?

Autrement que par un prolongement de la résonnance morphique, englobante de l'ancien système clos de représentation (cf. L'Etre et le Néant).
Autrement que par la transcendance d'une esquisse, minutieusement reportée sur du papier à petits carreaux, mais qui semble tellement puérile une fois la touche "play on" appuyée ?
Ailleurs qu'au delà d'un aveuglement confortable, narcissisme claquemurré dans une image radicalement egocentrée, de soi-même comme d'autrui ...
(On n'est jamais seul dans sa cage : il y a le reflet de ce que l'on croit être. L'Autre existe même quand il se tait. Même en son absence ...)

 


... Pendant ce temps là les abeilles continuent de mourir en masse, ou de transporter à leur insu du pollen OGM ; et le miel de se présenter comme une mixture (la seule chose au monde qui ne soit pas industrialisable sous une forme de synthèse) de moins en moins identifiable.

 

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— DEMOBILISATION —

Il ne faudrait pas rester superficiellement aux us et coutumes et voir l'origine des choses : la religion (hierarchisée et construite par des lois) s'appuie sur la spiritualité (sauvage et innée).
La politique, sur l'économie (et l'économie).
Toutes les interconnexions entre applications morales et spéculations matérielles sont à éviter (même bénignes), car dangereuses, de par le tassement qu'elles nous font subir dans notre psyché, puis dans l'approximation qu'elles induisent dans nos actes.
Heureusement, le parlé vrai est le meilleur prédateur de la langue de bois !


Déontologie : Se constituer acteur de sa vie necessite une éthique préalable, et une détermination constante. Facile à dire !
J-P. Martino (prof de Juliette Binoche, entre autres) dit qu'être un bon acteur c'est passer du "jeu sincère" au "jeu vrai" : toute la difference entre faire et être.

Initialement, les instances communistes considéraient que la "démobilisation" pouvait venir de "la religion", comme des arts : les croyances étaient alors perçues comme des leurres, presque des entraves à la pratique, pragmatique, des nouvelles aspirations de la pensée humaine.
En conséquence le R'n'R fut bien vite (mal) considéré comme un dangereux dérivatif.
Est-ce que, pour ça, on va dire que "le rock est de droite" ?
Toujours dans le us et coutumes de nos pays latins, il y a une insolence récurrente par rapport aux pouvoirs établis : clergé, noblesse, Etat, medias etc ...

Un questionnement salutaire sur le bien-fondé de l'exercice du pouvoir : ce qui nous éloigne des aspirations purement mystiques, ou des pratiques essentiellement philosophiques. Rien à voir avec les religions : on parle là du plaisir, voire du bonheur !
On sait maintenant que le "groove*", l'élan trancendental, est à inclure dans l'essor individuel. Le clivage religion/utopie est donc complétement caduque.

Et la "bonne conscience" réactionnaire n'a plus de raison d'être, puisque ce qui passait pour une décadence s'avère être un progrès, ce qui semblait une déchéance s'est montré tel un sursaut rassérénant qu'il a fédéré la planète durant un demi-siècle (je parle toujours de la musique des "Rockers" - jamaïcains, anglais, ou assimilés : japonais, français, béninois etc.).



ANARCHIE / GAUCHISME / ANOMIE

D'aucuns parlent de "gauchisme" à propos Le Vicaire (Der Stellvertreter en allemand), une pièce de théâtre de Rolf Hochhuth critiquant l'(in)action du pape Pie XII durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier à l'égard des Juifs. Le film Amen, de Costa-Gavras, est inspiré de cette pièce.

Alors que c'est un peu expéditif, pour résumer la mise en scène d'une pièce de théâtre polémique de 8 h
(« Outre sa longueur exceptionnelle, une autre particularité de la pièce est que les personnages, au nombre de 42 (sans compter les récitants de monologues), sont groupés par deux, trois ou quatre. Tous les personnages d'un groupe doivent être joués par un même acteur, l'auteur ayant voulu ainsi démontrer qu'un même homme pouvait adopter des comportements similaires ou au contraire antagonistes selon les circonstances dans lesquelles la vie le place. »

Il se trouve que certains affirment que le producteur aurait été en phase avec le K.G.B. Un peu hâtif de prétendre pour autant que c'est un travail de "gauchiste"... alors que c'est antérieur à 1968 ?
(Si "Le Vicaire" a été écrit en 1959 par Rolf Hochhuth , et monté en 1963, autant dire que son auteur était "communiste" - ou pas ? Le K.G.B. l'était-il intrinséquement ?).

Parce qu'il faut rappeler que la notion de "gauchiste" a servi lors du grand soulèvement mondial relatif aux moeurs, pour qualifier ceux qui étaient rebelles, attachés au moindre souffle révolutionnaire (sans grande distinction), tout en n'étant pas affiliés à la l'Internationale Communiste ...Cela pouvait désigner pareillement des ("petits", ou "grands") bourgeois en rupture de ban, des prolétaires non syndiqués etc ...
Avec l'arrière-ban culturel plutôt favorable, dans sa grande majorité (de moins en moins silencieuse) ...

Même si c'est en 1839 que fut écrit ce mot la 1ère fois, (cf. « qui appartenait à l'opposition de gauche » (Le Charivari, 25 févr. p. 2) – ce n'est qu'en 1954 que Simone de Beauvoir commença à le populariser (cf. « partisan du gauchisme » (Beauvoir, loc. cit.). Dér. de gauche subst. suff. -iste*.
Possiblement en référence avec le Che, qu'elle avait rencontré, et qui était en rupture avec Moscou ... * Mais le mot fut longtemps synonyme de "casseur" (« appariteurs musclés » mis à part) et non pas de créateurs (de théâtre ou autre).


À ce propos, un jour, il faudrait qu'on m'explique en quoi l'Anarchie est-elle véritablement "de gauche" ?
Entre la gauche et la droite il y a le médian chaotique ... L'impondérable ; l'aléatoire. L'Anarchie est la seule à en tenir compte. (Avec les philosophies orientales, mais c'est une autre histoire !)

« L'Ordre, moins le Pouvoir » peut être perçu comme un slogan également laïc (séparation d'avec le pouvoir religieux) , ou farouchement spirituel ("shamanique" s'appuyant sur un grande confiance en l'Ordre Naturel immanent).

On sympathise ou pas avec ces idées « libertaires », mais, si possible, en appelant un chat un chat ...

Le poète Armand Robin (1912-1961) définit "l'anarchiste" comme celui qui est "purifié volontairement, par une révolution intérieure, de toute pensée et de tout comportement pouvant d'une façon quelconque impliquer domination sur d'autres consciences".

L'anomie :
"Le mot correct pour une situation de désordre social, sans lois, sans règles, où les différends se régleraient par la seule violence physique (armée ou non), est l'anomie.
L'anomie est une dissolution des normes sociales, règles, lois, coutumes : cette situation peut être liée à une volonté de domination réciproque de plusieurs pouvoirs concurrents, à une réaction de désespoir ("L'anarchie est la formulation politique du désespoir", Léo Ferré [parlant de l'anomie]) face à une société moribonde." (wikipedia)



Et la charité, est-elle monnaie courante des "cathos de droite", ou domaine favori des athés qui ont "le coeur à gauche" ? Obligation ponctuelle des musulmans pendant le ramadan, ou intelligence de la vie collective, dans les émirats ?
Reflexe de l'indigène primitif, ou sophistication chez l'individu cultivé ?
surtout : est-ce que cela présente la moindre once d'importance ? Est-ce que cela change quelque chose pour les habitants nécessiteux ? Ou est-ce que cela console les non-bénéficiaires, (beaucoup plus nombreux de par le monde d'aujourd'hui) ?

En 25 ans la science a plus inventé que depuis le début de l'humanité. Pourtant la population de la Terre, qui a été multipliée par 7 en un siècle, a plus de misères que jamais.

En passant : la technicité, au lieu de simplifier la vie quotidienne, celle-ci a préféré simplifier la vie tout court : en la réduisant à sa plus simple expression.(consignation sans maintenance du passé, par la perte de mémoire informatisée avec divers standards non compatibles ou sur des supports volatils ; et oblitération du futur : le "progrès" pour les besoins vitaux semble derrière nous, la nuisance nous pend au nez ...)

(Entre parenthèses la charité -parcimonique, forcément- a moins de valeur, que la compassion et ses attributions (cf "prendre le mal à sa racine").

Et aussi, c'est le moment de préciser que les prétendus "assistés" (ceux qui sont pauvres et anonymes, pareils à des N°, non pas ceux qui sont fort à propos "distingués", et plus riches que la moyenne décente) ne demandent, en accord de longue date avec la société, surtout pas la charité, mais plutôt ont besoin d'être épargnés des contingences matérielles obnubilantes. (- cf. Les moines, les bonzes, les artistes, les chercheurs etc.)

Précision : Il s'agit des artistes qui sont insérés dans un courant qui les dépasse, pas des megalos préfabriqués dans un flux consumériste (populaire ou élitiste) ... C'est ce qui fait qu'ils sont presque anonymes. Ex. : on a longtemps ignoré le nom de famille de chacun des Beatles, pourtant les créateurs les plus connus du XXe siècle ...)

À sa façon, le Rock a mis fin aux Cultes de La Personnalité (qui grangrenaient le Jazz ... comme la politique)..

*Enthousiasmant exhaltant ravissant transportant

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La bien-Pensance n'est-elle pas celle qui conduit, non pas au plaisir éphémère, à la satisfaction consumériste, mais tout simplement au bonheur ?

Les Clefs Du Bonheur :


Les Clefs du Bonheur, (enfin ;-) des news !) selon les dernières études en neurobiologie, étayées par des statistiques :

C'est à dire être perfectionniste : se donner à fond dans ce que l'on fait ; en allant jusqu'au bout de ce qu'on a entrepris.
(Ne pas "papillonner", mais rester sur son sillon, comme le saphir de la tête de lecture sur un disque en vinyle.
Ne pas bâcler non plus par excès de vitesse, ou par une lenteur abusivement paresseuse, sans espoir au final, de satisfaction d'un travail accompli, voire de fierté, éventuellement - fierté se substituant avantageusement à toute vanité stérile, ou à tout orgueil déplacé, remplacés par une détermination, voire un enthousiasme, indéfectibles que l'on aura validé).

C'est à dire être d'humeur égale : ne pas se montrer "soupe au lait" ; en évitant les états d'âme extrêmes. En évitant aussi de se complaire, à l'inverse, dans une atonie trop facilement autiste. Avoir de la constance, selon son tempérament.
(Ne pas se condamner à avancer en zigzag, de la colère à l'apathie, avec de brusque changements de régime, s'oblitérant les uns les autres.)

C'est à dire établir un constant rapport à autrui, en intériorisant les valeurs positives que renvoie ce "miroir" contradictoire ; en approfondissant les sentiments que seuls peuvent susciter les contacts avec des consciences extérieures, valorisantes dans leur réciprocité, et persistantes au delà de la présence de l'autre.
(Ne pas se laisser dominer par cette voix intérieure que l'on appelle l'égo, et qui tendrait à vous faire croire qu'elle seule vous représente - en excluant même les signaux envoyés par le corps, ou par la nature extérieure).

Scientifiquement, ainsi il s'avère que l'humain est définitivement un animal grégaire, doué d'altruisme (capable de relations multiples et sans heurts), et positionné dans une constante évolution (sans a-coups, sans "mutation" subite.

Cela du fait de sa soif incessante a/ de savoir b/ de stabilité, nichée au plus profond de ses fibres.

Une constance dans son déterminisme, qui ne l'empêche pas d'y pratiquer des expériences de transcendance ponctuelle.
(cf. Lâcher-prise converti en "transes" anodines, induites par la musique, ou le sport, pour prendre deux exemples usuels, ou par certains exercices d'hygiène spirituelle, propices au dépassement de soi-même, en temps de Paix. L'autre incitation à la transcendance ne se trouvant malheureusement que dans une menace liée à "l'odeur de la poudre", après le "baptême du feu" ; ou par le jeu assimilé, du "chat et de la souris".

Quand le vertueux requiert la présence de son ennemi, qu'il a besoin d'avoir recours systématiquement à son antinomie, pour acquérir droit de citée dans les psychées. (Cela puisque le shamanisme n'est toujours pas dans nos traditions, et que son acclimatation se fait désirer ...)

La culture Rock'n'Roll sera bientôt séculaire, il faut bien se faire à cette idée ...

Parce que le bonheur, ça commence par éviter de se mettre soi-même dans des situations de détresse !

   Shamanisme bricolé :

Et si l'on a lourdement évalué les "dangers" de certaines substances - en rompant parfois avec des traditions ancestrales, ou en faisant l'impasse sur les nouvelles molécules que des apprentis sorciers ne manquent pas d'inventer pour pallier à la carence, à la fois de produits plus conventionnels, et de leurs documentations, issues d'une connaissance empirique multimillénaire ... les experts ont oublié d'évaluer les bienfaits, socio-économiques et sanitaires, de ces dérivatifs [- vocable plus approprié, plutôt que "déviations", (voire "déviances" ...) comme dirait Bison Futé].
(Bien que l'on sache pertinemment que les suicides causent presque autant de victimes que les accidents de la route chez nos jeunes).

À noter que ces substances à base de psychotropes façonnent la société, qu'on le veuille ou non ...

Il n'est qu'à voir l'influence des barbituriques sur toute la production de téléfilms des années 70 ("Le Prisonnier", "Chapeau Melon & Bottes de Cuir" etc.) ; de l'alcool sur toutes les chansons pendant et après les Guerres Mondiales (cf. le "comique troupier" à la Gaston Ouvrard etc.)
Et le cannabis durant la guerre du Vietnam, tout le comme le cacao sous le règne du roy Louis (bien que ces plantes ne contiennent pour ainsi dire pas d'alcaloïdes) ont eu un rôle que seuls "ceux qui ont des oreilles pour entendre et des yeux pour voir", peuvent percevoir ...

Qui sait encore à quel point les amandes apportent la sérénité ? Le citron, l'acuité ?
Le "cool" (en anglais) a-t-il une différence avec le flegme ("so british", imperturbable) et la nonchalance (ersatz articiellement induit : comme un raccourci momentané, comparable à de la paresse) ? Ou bien est-ce du "j'm'en foutisme" ?
A moins que cela ne se rapproche de cette quiétude qu'insuffle la sagesse ?


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cf. le Groove et ses dérivés


A cela on peut faire correspondre les 3 items qui définissent la pratique d'une création artistique (au sens large) :

  • 1/ le talent, bien sûr, autrement dit le "savoir-faire ", (si bien vanté [en français dans le texte] par un Willy Deville classieux et nonchalant).
    Cette technique qui sait se faire oublier (le montage d'un film est "réussi" lorsqu'il est invisible, quand on arrive à en faire abstraction) tout en domestiquant les affects ... Ce labeur qui donne l'impression d'être naturel (bien mis en musique) ...
  • 2/ ajoutée à cela, l'inspiration, dirons les plus ambitieux, c'est-à-dire la faculté d'improvisation pour tout un chacun. Avoir la capacité de retomber sur ses pattes, en toutes circonstances (comme un félin ...) Et par la grâce de ce don (ou de cet entraînement), pouvoir être spontané (et ainsi se savoir capable de "gestes gratuits", immédiats, cf. "grain de folie" ?)
  • 3/ et je le dis, je le répète (non pas pour faire du "matraquage" mais parce qu'il s'agit de quelque chose que personne d'autre ne pourra faire à ma place, ni à la tienne, en toutes circonstances) : ne pas être instrumentalisé , savoir rester indépendant. Comportement dicté par sa propre déontologie.

Il faut tout ça, et même davantage : à savoir, concrétiser, sans se cantonner dans des apparences.
Car la poésie (le slam) c'est comme le Blues et le R'n'R : ça n'est pas qu'un exercice de style (cf. la "variété"), et ça n'est pas qu'une attitude (cf. 99% du rap, ex-talk-over) ...


Et ça existe, on peut encore rencontrer ce genre de productions ...

“Rock'n'Roll Attitude”

Mais, comme se demandait Franky :
« la provocation est devenue une composante essentielle du système marchand qui se fout de toute morale . donc finalement qu'est-ce qui est "rock and roll" de nos jours ?? »

Réponse (synthétique) :

- La spontanéité ! (preuve que l'on n'est pas instrumentalisé) et le parlé cash (prédateur de la "langue de bois").
S'avérer fiable autant que faire se peut, toujours aux abois, constamment sur le qui-vive, "early in the morning" (c-à-d au moment de se coucher, sans doute), en ayant du répondant, même dans des états "seconds" ; fidèle à sa légende, même en rêve, cela jusqu'au bout des ongles ...

- Le désir d'envoyer balader les conventions (si ça peut être utile à certains autres) : insoumission *. Sans se complaire dans le narcissisme d'une excentricité à tout crin, qui voudrait à tout prix que l'on soit "original", le non conformisme peut être salutaire.
L'authenticité, donc !

Réflexe prophylactique à l'ère du tout-nucléaire (au propre comme au figuré) ... Car le conformisme peut conduire à rester badauds de nos propres vies ...

- et la gratuité ! (du geste) Hautement dynamiteuse de pré-jugés, de nos jours, (tout comme la poésie, qui constitue l'ultime subversion) ... Prouvée dans l'improvisation ("non calculée")

Et c'est la raison pour laquelle "Rock'n'Roll is here to stay", "Rock'n'Roll will never die" : c'est qu'il est inestimable.

La Poésie n'est pas si "improductive" qu'on veut bien le dire. Elle favorise l'imagination. Elle catalyse des forces. Cette "passerelle entre le visible et l'invisible" comme le dit Stephane Hessel (l'un des instigateurs de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en 1948), cet homme qui affirme que "la poésie lui a sauvé la vie" (pendant la guerre, dans les camps, en occupant les cerveaux, voués à un electro-encéphalogramme plat, de leur vivant...)
Sa mère disait ""Tu dois me promettre d'être heureux,c'est le plus grand service qu'on peut rendre aux autres".

Contrairement aux religions, ou aux psychothérapies, ou aux idéologies (les unes ayant tendance à se substituer aux autres au fil du temps) l'esprit cool du Jazz, la Rock'n'Roll attitude, la Poésie Vécue (cf. Jouffroy) et ces sortes de philosophies de la vie (cf. bouddhisme), font confiance aux individus dans leur globalité. Elles ne cherchent pas à endoctriner, ni à canaliser, elles préconisent l'épanouissement individuel. (Sans être un carcan, comme l'est devenu le libéralisme ...)

("Faire de sa vie une oeuvre d'art" : L'Art a-t-il une autre fonction que de tirer les émotions vers les sentiments ?)

Ne pas confondre : élévation (statutaire), et croissance (verticale). L'épanouissement ne renie rien des étapes : le cerveau déconnecté des autres chakras (en particulier, celui du coeur, du plexus, ou du sexe, ... entre hôtes) ne peut rien donner de bon, il conduit même à l'inadaptation, à la bêtise ... “ Trop d'intelligence, rend con ”.


* Add. —> Ce qui est "Rock'n'Roll, parfois, c'est de savoir se donner un coup de pied au cul !
C'est comme quand, dans un bateau lancé à grande vitesse, “ Ça tape ! Ça cogne ! ” Ça joue aux montagnes russes !
Helter Skelter !
 "



Rappel : Cette branchitude des années 80 et suivantes, qui se voulait élitiste, parce que disposant d'une information exclusive, se trouva fort dépourvue quand internet fut venu ... (et que l'info dépassait même toutes les espérances). Au départ

Et la culture hip-hop qui s'ensuivit dans les 90's s'est enlisée dans le mercantile glauque (on ne propose que ce dont on dispose, et là, c'est peu ... pour le fond, comme pour la forme !) tout comme chaque techno-revival ...


Un travail de longue haleine !


Journalistes sportifs et infographistes-météorologues représentent bien souvent la seule création strictement vidéo, dans le P.A.F. et ailleurs dans les médias.
La pratique expérimentale (mêlant technique et improvisation ; impressions personnelles et sentiments universels ; valeurs transcendantes et détails anecdotiques ; expression et méditation etc. etc.) dans son expression quotidienne ou hebdomadaire.

L'oeuvre est sur la longueur ... sur la présence (à l'antenne) avec plus ou moins de bonheur.

Le représentation artistique se doit d'être "comme dans la vie" (avant l'apparition envahissante de la virtualité dans notre environnement, ce fut longtemps, ça, la définition de l'Art : une vague de fond transcendante). Et si le travail est cahotique, déstructuré, technologisé à outrance, voire dissimulé, banni, il reste l'attitude de l'auteur, dans sa constance. La représentation artistique est une peu plus devenue la représentation de l'artiste. Devenu "pipole". Ou pas.
De même, les "animateurs" méritent leur nom. Ou pas.
L'artiste est le roi de la pichenette. Le préposé à l'estocade.
Parce que être artiste c'est un état d'esprit, une attitude (poète-guerrier, synthétiseur-connoteur, etc.) quasi permanente. Par exemple, un modèle vivant est "payé à ne rien faire", mais il mérite son salaire.

Finalement la disponibilité compte autant que l'oeuvre à proprement parler.

C'est pourquoi on peut affirmer que tout un chacun peut être artiste, à ses heures. Cela n'est pas interdit (même si un professionnel sera toujours censé assurer une meilleure permanence).
Et l'on peut se dire que l'artisan est le mieux placé pour ... monter au créneau, quand le besoin s'en ressent.

Une constance aussi, dans ce rôle intrinsèque de l'artiste, c'est de catalyser une certaine "camaraderie" (comme disent les anglo-saxons) au sein des populations. Le griot est plus qu'un journaliste, et plus qu'un chanteur ... C'est aussi un maçon, itinérant, dévoué au "lien social" ...
Ce que font par chez nous quelques femmes et hommes "politiques" : ils promettent (c'est un peu ça leur défaut : promettre plus que créer) une permanence, laïque, bien utile quand les dysfonctionnement au cas par cas sont patents. Mais le plus souvent il leur manque un savoir-faire trascendant, une maîtrise artistique ...
Contrairement au shamane et au guerrisseur, au curé ou à l'instituteur, au psy ou au benefacteur, qui eux sont plutôt défaillants sur le terrain du pragmatisme ordinaire.

(cf. le personnage de "La Gazette", dans le livre de Vincenot, Le Pape Des Escagots, représente bien l'ancien rôle du facteur dans les campagnes ...)

S'imposent alors des "suggestions" parties du coeur ...
(Comme pour ne pas desservir le bouc émissaire, rôle que l'artiste endosse avec un peu trop de facilité, par la force des choses, par les lacunes structurelles ... Par exemple le supporter de l'OM Santos, condamné à 3 ans et demi de prison pour avoir tenté de mettre de l'ordre à la place (et plutôt contre) les forces de l'ordre espagnoles (jouant, en amateur, "gardien de la Paix", comme qui dirait ...)
(Il a été libéré sous caution, de plus de 5000 euros ... L'outrage est facile à laver, quand on a autant de supporters en face. L'art est aussi un marché.)

C'est Lans Amstrong qui rappelle aux français que le Tour de France est un centenaire. (Alors qu'il revient après son opération, pour la compétition, mais surtout pour faire connaître sa Fondation contre le Cancer).
La mémoire courte est un autre créneau, où l'artiste s'illustre par ses capacités à remettre les contextes à l'heure. Le travail des artistes est dangereux de ce côté là, aux yeux des matérialistes manipulateurs. Ils s'inscrit dans un cursus temporel indélébile, avec un avant (ô combien prégnant !), et un après (que l'on présage gratifiant).
Cela doit être la raison pour laquelle on voit fleurir ces gadgets et ces publications destinés à "muscler notre cerveau". Il est tellement préférable que ce soit des robots (insignifiants patentés) qui s'occupent de fortifier le "temps d'attention" (que Le Lai avouait monnayer avec sa chaîne de télévision auprès des marques) plutôt qu'un artiste, qui non seulement serait un auteur, mais inciterait par émulation, le quidam à le devenir également.
(Les mélomanes font souvent le pas de jouer d'un instrument, les lecteurs d'écrire à leur tour, les "peintres du dimanche" connaissent tout de leur courant pictural préféré etc. etc.)
Cela serait une contagion insupportable pour les institutions de pré-fabrication des citoyens.

 Ce qui plait à tout le monde c'est ce qui ne dit rien à personne. ”(Félix GoudArt)

“ À tenter de contenter tout le monde on ne satisfait personne. ” ( Pr Fox )

À ne vouloir satisfaire personne (hormis soi-même) on peut contenter tout le monde (artistiquement).

LE SACRE & LE PROFANE

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